lundi 17 mars 2014

Vie associative

Chacun connaît la richesse de la vie associative abraysienne puisque notre commune  en compte plus de 140. Elles ont des activités fort diverses et leurs effectifs varient de quelques dizaines de personnes, parfois moins, à quelques milliers. Les associations sportives sont les plus fréquentées et regroupent à elles seules plus de 6 000 personnes, ce qui fait d’elles la vitrine de la ville, les mieux pourvues en subventions, en équipements et aussi les plus à même d’être « le relais de la politique municipale ».

Sachez qu’il existe plusieurs théories concernant les associations. Il y a ceux qui pensent qu’elles doivent être la courroie de transmission du parti, c’est ce qui s’est longtemps pratiqué dans les municipalités communistes. Il y a ceux qui pensent que celui qui paye commande, c’est ce que nous avons connu avec la municipalité précédente. Il y a ceux qui pensent que les associations doivent être le relais de la politique municipale, c’est ce que nous connaissons avec les municipalités « socialistes ». Et puis il y a enfin ceux qui pensent que les associations doivent vivre leur vie en toute indépendance.

Mais comme notre municipalité actuelle ne fait pas dans la franchise, elle n’avoue pas sa conception de la vie associative. Elle s’insurge haut et fort quand des dirigeants associatifs ne donnent pas quitus à sa politique. Certains se font même tancer vertement.

C’est le cas par exemple (mais ce n’est pas le seul) de l’association SPLF, pour un Site Préservé entre Loire et Forêt qui se bat contre l’implantation du centre commercial Oxylane. Elle ne bénéficie pas des services offerts par la maison des associations. Elle n’a pas accès au forum des associations. Le maire y a mis son véto.
Comme quoi la démocratie participative est un vain mot quand la liberté associative s’arrête où les intérêts municipaux sont menacés.

Djackadit