J.. est le 3ème jeune mineur isolé (sans parents) à être jeté à la rue en quelques semaines. Il a 14 ans et demi. Il avait été pris en charge le 14 avril par l’Aide Sociale à l’Enfance et placé avec ses 2 petits frères au Foyer Serenne à Orléans.
L’ASE en a informé le Parquet pour qu’il saisisse le Juge des Tutelles afin que ces enfants puissent bénéficier de toutes les protections auxquelles ils ont droit. Mais le Parquet a décidé de faire pratiquer des tests osseux soi- disant pour connaître l’âge des enfants.
Tout le monde sait et notamment dans le milieu médical que ces tests ne sont pas fiables. Ils ne sont pas faits pour établir un âge mais faits pour établir un diagnostic de croissance. Ils comportent d’importantes marges d’erreurs (notamment entre 16 et 18 ans) et ne peuvent pas donner un âge précis mais une fourchette d’au moins 18 mois.
Peu importe toutes ces connaissances, informations et inadaptation de ces tests… J.. a été déclaré majeur comme M.. avant lui il y a plus d’un mois et un jeune afghan il y a 15 jours.
Le Conseil Général a donc décidé de le mettre à la rue en ordonnant sa sortie du Foyer.
Aujourd’hui ce jeune enfant, mineur et isolé, se retrouve sans aucune protection. Il a été séparé de ses 2 petits frères âgés de 6 et 7 ans. Il est sans argent et sans même un téléphone. Il doit se débrouiller pour tout sans même parler le français. Il devait entrer à l’école mais, dans la foulée du Conseil Général, l’Inspection Académique a décidé qu’au vu de sa situation cela lui serait aussi refusé.
Il faut que cette situation et que ce qui semble être une nouvelle orientation politique du Conseil Général cessent immédiatement.
Il faut que cesse cette pratique des tests osseux par le Parquet.
Il faut que le Conseil Général assure sa mission de protection des jeunes enfants mineurs isolés.
Il faut que l'inspection académique scolarise ce jeune le plus rapidement possible, ce qui est une obligation pour les jeunes de moins de 16 ans.
C’est ce que nous rappellerons à tous dans les jours qui viennent jusqu’à ce que cesse cette situation scandaleuse.