mardi 29 mars 2011

59 personnes logées en hébergement d'urgence sont menacées d'expulsion

Les associations Abraysie ouverte, Asti, Librasso et RESF s'inquietent du sort réservé dans le Loiret aux personnes logées en hébergement d'urgence et menacées d'expulsion.
59 personnes sont concernées d'ici le 31 mars et 26 autres d'ici le 30 juin. Parmi elles, bon nombre d'enfants. Certaines familles sont actuellement hébergées à la résidence sociale de la Planche de Pierre de Saint Jean de Braye gérée par l'ADOMA.

Par courrier, ces associations ont interpellé le Préfet, les conseillers généraux et les associations en charge de l'hébergement d'urgence (ADOMA, AFTAM, AIDAPHI, CROIX ROUGE, ETAPE, IMANIS) pour connaître leurs intentions sur le sujet .

Elles appellent à un rassemblement le jeudi 31 mars à 12h devant la Préfecture.

Nous reproduisons ci-dessous le courrier qu'elles ont adressé au Préfet.

Monsieur le Préfet,

La loi française, concernant l’hébergement d’urgence, assure le droit inconditionnel à toute personne vivant à la rue de recevoir un hébergement. Hébergement que la loi définit aussi dans son contenu.

Nous nous adressons aujourd’hui à vous pour vous interroger sur les instructions et mesures que vous comptez prendre, dans les jours et les semaines qui viennent, concernant l’hébergement d’urgence dans le Loiret. Ce domaine est de votre compétence et de votre responsabilité.

Nous avons été alertés par de nombreuses familles aujourd’hui encore hébergées et à qui on a annoncé que, le 31 mars pour certaines un peu plus tard pour d’autres, elles seraient à la rue sans hébergement.

Au 31 mars nous avons connaissance de 59 personnes dont 27 enfants pour qui l’hébergement ne sera pas assuré. Dans les 27 enfants il y a 3 bébés de quelques semaines. Dans les semaines suivantes 26 personnes dont 12 enfants viendront s’ajouter aux premières.

C’est donc une situation humainement inacceptable qui s’annonce et nous souhaiterions pouvoir en discuter avec vous pour que la loi puisse exercer, dans notre département, toute la protection qu’elle a prévu.

En attente d’une réponse et d’un rendez-vous de votre part, recevez Monsieur le Préfet nos meilleures salutations.

lundi 21 mars 2011

Nucléaire, nous voulons avoir le choix !

Appel solennel au gouvernement français
suite à la catastrophe nucléaire au Japon

Manifestation, Mercredi 23 mars
18h00 - Place de la République à Orléans

Le peuple japonais affronte actuellement une tragédie sans précédent. Une catastrophe naturelle, avec des conséquences humaines, sanitaires et économiques. Et une catastrophe nucléaire majeure.

A ce jour, trois fusions partielles de cœurs, deux incendies de combustible usé et cinq explosions d'hydrogène sont survenues dans la centrale nucléaire de Fukushima Daiichii, qui depuis le séisme et le tsunami du 11 mars dernier, relâche des quantités colossales de radioactivité dans l'air et l'environnement. Une fusion totale des cœurs, voire une explosion avec une grande quantité de rejets radioactifs, n'est pas à exclure. Malgré une communication d'informations parcellaires ou contradictoires, nous pressentons que nous sommes face à une situation d'une gravité sans précédent.

La situation au Japon est d’ores et déjà alarmante et s’aggrave d'heure en heure. Des centaines de travailleurs japonais sacrifient actuellement leur vie pour tenter d’éviter que le pire ne se produise.

Alors même que la catastrophe est en cours, des quantités massives de substances radioactives ont été libérées dans l’atmosphère et l’océan. Des taux de radioactivité plusieurs centaines de fois supérieurs à la normale sont déjà mesurés à plus de 100 km de la centrale de Fukushima. C’est une vaste région du Japon qui subit à l’heure actuelle une contamination radioactive qui pourrait se propager à tout le pays, voire au-delà.

Nous, associations, syndicats et partis politiques, exprimons toute notre solidarité au peuple japonais et en premier lieu aux travailleurs du nucléaire qui tentent d’éviter le pire au péril de leur vie.

Cette situation alarmante nous rappelle que le nucléaire est une énergie qui n'est ni propre, ni sûre, ni à même de répondre au défi majeur du changement climatique, et qu'il soumet les populations et les travailleurs à des risques insensés, d’un bout à l’autre de la filière. Plus encore lorsque les centrales sont vieillissantes : au Japon, le réacteur n°1 de Fukushima Daiichi devait être arrêté définitivement le mois dernier, mais la prolongation de son fonctionnement pendant 10 ans venait d'être décidée... Quel choix tragique !

Ce nouvel accident nucléaire majeur met à nouveau à jour les risques inhérents à toute installation nucléaire et met à mal de façon définitive et indéniable le mythe de la sûreté et de la sécurité du nucléaire.

L'impuissance dramatique de l'homme face à l'emballement des réacteurs au Japon a provoqué la remise en question immédiate du nucléaire dans plusieurs pays (Allemagne, Suisse, Inde, États-Unis...)

En France, la politique énergétique a toujours échappé au débat démocratique, et plus particulièrement le développement de la filière électronucléaire. Les décisions sont prises au plus haut niveau de l'État, sans que les citoyens ne soient jamais consultés, alors que cette question concerne pourtant l’avenir de la population tout entière.

Sera-t-il nécessaire d’attendre un nouvel accident nucléaire pour que les autorités françaises organisent enfin un réel débat sur le modèle énergétique français en toute indépendance de l’industrie nucléaire et de son lobby ?

Pour faire face à la pénurie croissante des ressources fossiles, aux risques inacceptables du nucléaire, et à la nécessité de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, les solutions alternatives existent, aujourd’hui. Elles s'appuient sur la réduction de nos consommations, par la sobriété et l'efficacité énergétique, et sur le développement des énergies renouvelables. Cette transition énergétique est inéluctable, ses modalités et sa planification nécessitent la tenue d'un grand débat démocratique et citoyen.

Le Président Sarkozy a annoncé que la France devait tirer les conséquences de l'accident japonais. Nous prenons aujourd'hui sa déclaration au mot.

NUCLÉAIRE : NOUS VOULONS AVOIR LE CHOIX !

Nous, associations, syndicats et partis politiques, adressons solennellement ces demandes communes au gouvernement français :

Nous voulons:

- L’arrêt de tous les projets électronucléaires en cours (EPR de Flamanville, ligne THT Cotentin-Maine, EPR de Penly, ITER, Bure et projets de centres de stockage des déchets nucléaires issus de la filière électronucléaire...) tant que les citoyens n'auront pas été en mesure de se prononcer démocratiquement sur notre politique énergétique et sur le recours à l'énergie nucléaire, y compris si nécessaire par un référendum
- Le renoncement à la prolongation de l’exploitation des réacteurs ayant atteint ou dépassé les 30 ans de fonctionnement
- L’arrêt complet de tous les projets portés à l'étranger par l'industrie nucléaire française

Parce que la situation au Japon exige de ne pas se taire sur le drame que ce pays subit et sur la menace permanente que l’industrie nucléaire fait peser sur les peuples, au Japon comme en France, nous appelons tou-te-s les citoyen-ne-s à manifester leur solidarité avec le peuple japonais et à se réapproprier la question du recours au nucléaire et de la politique énergétique.

dimanche 13 mars 2011

L’énergie nucléaire : Bombe à retardement pour les générations actuelles et futures

Après le séisme, les Japonais doivent maintenant faire face à une catastrophe nucléaire majeure.
Suites aux accidents survenus dans 2 centrales nucléaires au Japon et l’arrêt de 11 réacteurs, le lobby nucléaire, les autorités politiques, tentent de minimiser la situation.

Le Loiret, avec la proximité des centrales de Dampierre, St Laurent, Belleville…, est au cœur d’une véritable « Nuclear Valley ».
Pas plus que le nuage de Tchernobyl ne s’est arrêté aux frontières de notre pays, en cas d’accident, la radioactivité ne s’arrêtera aux limites du département ! Le danger nucléaire ne connaît pas de frontières !

Catastrophe naturelle (inondation ou sécheresse de la Loire, vétusté du parc, recours risqué à la sous-traitance, transport et traitement des déchets : ici comme ailleurs, nous ne sommes pas à l’abri d’un accident nucléaire majeur!

Le Réseau "Sortir du nucléaire" nous rappelle :
- que les centrales nucléaires françaises ne sont pas aux normes sismiques.
- que la centrale nucléaire de Fessenheim (Alsace), est située dans une zone qui a connu des secousses sismiques de magnitude importante par le passé.
- que les centrales nucléaires de bord de mer de la France ne sont pas non plus protégées des tsunamis et tout particulièrement la centrale nucléaire du Blayais qui a connu une inondation dramatique en décembre 1999.
Ce séisme dévastateur montre que le nucléaire est effectivement un « colosse aux pieds d'argile ».

Les assemblées territoriales élues ont le devoir de réagir et de se préoccuper du risque nucléaire en particulier, en toute transparence et en toute indépendance.
Avant que d’autres catastrophes ne se produisent, il est plus qu'urgent de sortir de la logique du nucléaire. Cette sortie doit être placée au cœur de nos politiques énergétiques.

Solidarité le 17 mars avec Saïda au Tribunal Administratif d'Orléans

Jeudi 17 mars à 10h30, la situation de Saïda Assabar sera jugée au Tribunal Administratif d’Orléans. Saïda se bat pour obtenir un titre de séjour vie-privée vie familiale qui lui permette de continuer à travailler et rester vivre avec ses enfants auprès de ses frères et soeurs.

Comité de soutien : solidaritesaida@gmail.com

mercredi 2 mars 2011

Cantonales : Réunion publique des candidats de l'ACA

avec Jean-Marc VINAUGER et Esther CHALLAN BELVAL

JEUDI 10 MARS à 20h30
Salle J.B. Clément, rue Danton à Saint Jean de Braye

Le 20 mars, faites la différence :
Osez le vote pour les candidats de l’Alternative Citoyenne.