mercredi 25 novembre 2009

CR du conseil municipal du 20 novembre 2009

Notes personnelles et non exhaustives du conseil municipal de Saint Jean de Braye où il était question de l'eau, où la SAUR présentait son rapport annuel. Pour l’intégralités des interventions, allez sur le site de la ville.

Introduction, par M. Nadin, adjoint à l’eau :
L’eau de Saint Jean de Braye est potable, elle revient moins cher que l’eau en bouteille ( !).
Elle est calcaire c’est vrai mais ce n'est pas grave (indice de dureté : 33).

Présentation du rapport du délégataire par Monsieur Patrias, représentant de la SAUR :
L‘usine de production d’eau de République fonctionne encore à hauteur de 33% et celle de Fausse Belaude 84 % ( ?!? Interrogé plus tard par M. Delporte sur ce point, il admettra qu’en fait c’est 9.69 % et 90.31%, juste une erreur de mise en page…). Ils attendent l’autorisation pour basculer toute la production sur Fausse Belaude.
Rendement réseau : 89%, peu de perte.
Ils ont récupéré des mètres de réseau que la Lyonnaise distribuait dans le secteur du faubourg Bourgogne. Ils ont bien installé un déshumidificateur et un compteur à la sortie de Fausse Belaude.

Question d’une adjointe : Que peut-on faire pour traiter le calcaire ?
Réponse : Comme il n’y aura plus qu’une seule usine de production d’eau, il n’y aurait à construire qu’une seule installation. Il y aura deux coûts à prévoir : celui de la construction de l’installation et celui de fonctionnement.
Pour information, il existe trois principaux systèmes de traitement :
- par la chaux mais cela produit beaucoup de boue et beaucoup de camions pour transporter la chaux,
- par résine comme à Fleury ; à vue de nez ( !) ça reviendrait à 2.5, 3 millions d’euros l’installation, et donc faudrait étudier ça plus sérieusement mais ce serait de l’ordre de 0.25 c de plus par mètre cube,
- par électromagnétisme mais ce système est très gourmand en électricité.
Et tous ces systèmes ne doivent pas rendre une eau dont l’indice de dureté est inférieur à 15, donc moins efficace de toute façon qu’un adoucisseur particulier.

Question de M. Mallein :
C’est bien joli mais on n’a aucun chiffre … on ne peut donc pas vous dire si vous faites du bon boulot mais que vous prenez trop cher, ou que vous faites du bon boulot mais que vous prenez pas assez cher…pourquoi n’a-t-on pas le compte de résultat ?
Réponse : C’est un problème de reprographie ( !), les deux documents, le rapport du délégataire et les comptes de résultats ne sont pas arrivés ensemble…*
Et puis je voulais vous signaler quelques coquilles dans le rapport du délégataire : il est écrit que le revêtement est fissuré et qu’il faudrait d’important travaux de réfection mais en fait c’est faux, c’est une toute petite fissure, on s’est inquiété trop vite…c’est une erreur de copier-coller car c’est le premier rapport fait tout automatiquement donc comme on a des délais à respecter, on l’a envoyé avec n’importe quoi écrit dessus, tant pis on fera mieux la prochaine fois.

Question de M.Ronceray : Quelle est la durée de vie des compteurs ?
Réponse : Ca dépend mais en gros 15 ans.

Question de M. Mallein : Bon, alors Monsieur le maire, quelle va être votre méthode pour préparer l’après contrat ? Des états généraux de l’eau ?
Réponse du maire : La ville va analyser toutes les possibilités, le retour en régie publique, la délégation avec un contrat d’affermage, une concession… A la suite de ces analyses le conseil municipal sera appelé à choisir la méthode de gestion.

L’Acasspieds


* Nous on les a ces fameux comptes de résultats, et sur la page de garde il y a marqué qu’ils accompagnent le rapport du délégataire …

mercredi 18 novembre 2009

L'eau n'est pas à vendre, pour une gestion publique de l'eau en France

Communiqué de France Libertés Fondation Danielle Mitterrand au Congrès des Maires de France le 17 novembre.

Après avoir remis hier soir à Mme Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat à l’écologie, un appel pour la création d’une Autorité Mondiale de l’Eau à Copenhague, Danielle Mitterrand a créé l’actualité à l’ouverture du Congrès des Maires de France ce matin. Entourée de Daniel Breuiller, maire d’Arcueil, Philippe Kaltenbach, maire de Clamart, Jean-pierre Saez, maire de Venelles, Jérôme Royer, maire de Jarnac, Anne Hidalgo, première adjointe à la mairie de Paris et de membres de sa Fondation, Danielle Mitterrand a remis aux maires un appel pour une gestion publique de l’eau en France. À l’heure ou Paris s’engage dans la voie de la re-municipalisation il est important de faire entendre la voix de ceux qui se battent pour une gestion publique de l’eau. C’est une question de droit : l’eau est un bien commun qui ne peut être géré selon les règles du marché. Pourtant, sa gestion, sa répartition et son accès sont source d’inégalités, de conflits, de commerce. Autour du slogan « Eau : Paris libérée » la Fondation a mobilisé les maires sur les questions de l’accès à l’eau, de son prix qui varie de 1 à 7 en France, de sa qualité et de l’état du réseau de distribution. En France, les fuites d’eau représentent en moyenne 25% de l’eau mise en distribution ! Danielle Mitterrand a rappelé aux élus leur responsabilité dans la gestion de l’eau. En France, celle-ci est de la responsabilité des collectivités locales depuis la Révolution française ! 60 % des communes françaises représentant 80 % des usagers soit près de 51 millions de personnes ont délégué la distribution de l’eau aux trois grands groupes privés Veolia- CGE, Suez-Lyonnaise des Eaux ou la Saur se privant de la maîtrise de cette ressource. Or le rapport du 22 mai 2001 de l’Assemblée Nationale montre que lorsqu’une société privée gère l’eau potable d’une commune, les usagers paient une facture en moyenne 27 % supérieure à celle d’une régie publique et jusqu’à 44 % de plus dans une intercommunalité. De nombreux élus et institutions s’engagent sur tout le territoire français, en faveur d’une « autre » gestion de l’eau, démocratique et soutenable. Paris, l’agglomération Rouennaise, Cherbourg, Chatellerault, Castres, Venelles, Digne les Bains, Embrun, Neufchateau, Tournon, Grenoble ont fait le choix de la re-municipalisation avec des résultats incontestables : baisses de prix, amélioration nette des investissements, réduction des fuites d’eau, tarification sociale et progressive, transparence par la présence des associations dans l’exécutif. Au Congrès des maires de France, Danielle Mitterrand a invité les élus à faire, ensemble, la démonstration que le retour en régie du service public de l’eau est la seule garantie d’une gestion rigoureuse et de qualité, garantissant à tous un accès à l’eau potable. Elle a appelé les élus à soutenir cette action en signant l’appel des Porteurs d’eau sur le site www.france-libertes.fr.

mercredi 11 novembre 2009

Pétition pour la remunicipalisation de l’eau à St Jean de Braye

En 1999, la municipalité de Saint jean de Braye, a signé un contrat avec la Saur, chargeant celle-ci de l’entretien, de la distribution et de la modernisation du réseau d’eau potable de la ville. Résultat : le prix de l’eau a augmenté 2 fois plus que le coût de la vie, la qualité ne s’est pas améliorée et les citoyens ne peuvent rien dire ! La participation nombreuse des Abraysiens au débat sur l’eau que nous avons organisé le 24 juin avec Jean Luc Touly*, montre tout l’intérêt de la population pour ces questions. Une remunicipalisation de la gestion de l’eau à Saint Jean de Braye s’impose comme la solution : - pour que les citoyens se réapproprient la gestion démocratique et transparente de leur eau - pour que les actionnaires ne s’engraissent plus au détriment des usagers Nous pensons que l’eau est un bien commun de l’humanité qui doit être affranchi des intérêts privés et servir l’intérêt général en dehors de tout intérêt économique Le contrat avec la Saur se terminant fin 2011, exigeons le retour à une gestion municipale de l’eau à Saint Jean de Braye. Pour la remunicipalisation de l’eau à St Jean de Braye