mercredi 28 octobre 2009
Mme Llakaj assignée à résidence
Le juge des libertés a assigné Mme Llakaj à résidence pour une durée de 15 jours.
Notant que cette décision n'est en rien suspensive de la procédure d'expulsion, l'Alternative Citoyenne Abraysienne dénonce le gâchis, en termes d’intégration que représenterait un retour forcé en Albanie de Mme Llakaj et l'abandon de la scolarisation en France de sa fille Vanessa.
Un tel renvoi serait d’autant plus inacceptable que l’Albanie est toujours considérée comme un pays non sûr par décision du Conseil d’Etat.
C'est pourquoi '’ACA demande au Préfet du Loiret de reconsidérer la situation administrative de Mme Llakaj avec la plus haute bienveillance.
Soutien à Mme LLakaj et de sa fille Vanessa
Courrier de l'ACA adressé au Préfet du Loiret, suite à l'arrestation de Mme LLakaj et de sa fille Vanessa.
Saint Jean de Braye le 28 octobre 2009
A : Monsieur le Préfet du loiret
Nous avons appris avec stupeur l’arrestation de Madame LLakaj et de sa fille Vanessa mardi 27 octobre 2009 à 7 heures du matin, leur placement au centre de rétention de Cercottes en vue de leur expulsion vers l’Albanie.
Arrivée en France en 2003, elle élève seule sa fille scolarisée plusieurs années durant à St Jean de Braye. Là où les sœurs de Mme Llakaj vivent en toute régularité.
Hébergée jusqu’en Mars 2007 à l’hôtel « Abresid’ » au cœur de St Jean de Braye, elle en fut injustement expulsée pendant une année au cours de laquelle elle a vécu d’expédients pour se loger.
Malgré cela, sa fille continua à fréquenter assidument l’école Louise Michel où de très nombreux parents soutinrent leur demande de réintégration dans le dispositif d’hébergement d’urgence.
Logées depuis dans un hôtel du centre d’Orléans elles venaient depuis peu de retrouver une relative tranquillité dans l’espoir d’un asile jusqu’ici refusé par l’OFPRA.
L’Alternative Citoyenne Abraysienne dénonce le gâchis en termes d’intégration que représenterait un retour forcé en Albanie.
Un tel renvoi serait d’autant plus inacceptable que l’Albanie est toujours considérée comme un pays non sûr par décision du Conseil d’Etat.
L’émotion est grande aujourd’hui à Saint Jean de Braye notamment parmi les parents d’élèves qui ont côtoyé Mme LLakaj et sa fille de nombreuses années.
C’est pourquoi nous vous demandons de surseoir à toute procédure d’expulsion à l’encontre de cette famille et de permettre le retour de Silvana Llakaj et de sa fille Vanessa à Orléans afin que cette dernière puisse y poursuivre sa scolarité et que leur situation administrative soit reconsidérée avec la plus haute bienveillance de votre part.
Veuillez agréer Monsieur le Préfet l’expression de nos salutations respectueuses.
Alternative Citoyenne Abraysienne.
mardi 27 octobre 2009
MATIN BRUN… ENCORE… CE 27 OCTOBRE 2009
Son délit ? NE PAS AVOIR OBTENU DE PAPIERS…
La police est venue les chercher dans leur chambre à 7 h 00, les a obligées à les suivre sans leur laisser le temps de préparer quelques affaires et, après un bref passage au commissariat, les a transférées au centre de rétention de Cercottes où elles étaient encore ce soir.
Arrivées en France avec un visa touristique en 2003, elles ont rejoint leur famille vivant en France et actuellement régularisée.
Malgré plusieurs demandes à l’OFPRA et à la Préfecture, leur mise en danger n’a pas été reconnue bien que l’Albanie ne soit plus dans la liste des pays sûrs et les menaces d’enlèvement contre sa fille n’ont pas été jugées crédibles…
Vanessa suit une scolarité sans problème bien que l’angoisse soit toujours présente et occasionne des soucis de santé.
Les déménagements successifs et le rapport de force avec la Préfecture pour la maintenir dans l’hébergement d’urgence les ont durement éprouvées.
Cette arrestation est un pas de plus dans l’inacceptable !
Nous avons alerté des élus, les médias , la défenseure des enfants, les proches de la famille…
Que tous ceux que cette situation choque et qui espèrent vivre dans un pays respectueux des droits des enfants et de l’homme :
– Se rassemblent devant le Centre de rétention (RN 20, n° 23), demain, mercredi 28 octobre à 10h00
– Protestent auprès de la Préfecture :
Tél. : 02 38 81 42 52
Fax : 02 38 81 42 47
D'après le communiqué d'Abraysie Ouverte.