mardi 7 février 2012

Soirée débat "Egalité professionnelle femmes-hommes"

jeudi 12 janvier 2012

Inculture(s) 1, une autre histoire de la culture

En cette période pré-électorale, où les discours seront de mise, l'ACA vous convie à un moment caustique, utile et nécessaire :

la projection de la conférence gesticulée de Franck Lepage.
INCULTURE(S) 1
UNE AUTRE HISTOIRE DE LA CULTURE

« L’éducation populaire, Monsieur, ils n’en ont pas voulu ! »

VENDREDI 3 FEVRIER à 20h30
Participation libre
Salle Jean Baptiste Clément, rue Danton, Saint Jean de Braye.


suivi de son indispensable …
ATELIER DE DESINTOXICATION DE LA LANGUE DE BOIS

SAMEDI 4 FEVRIER de 10h à 12h
Même salle.

Inculture(s) 1

« L’Education Populaire, monsieur, ils n’en ont pas voulu ! »
... ou une autre histoire de la culture...

C’est ce qui m’est arrivé. Et c’est l’histoire que je vais vous raconter.

Quand je dis : « J’ai arrêté de croire à la culture », entendons-nous bien, c’est idiot comme phrase !
Non, j’ai arrêté de croire, pour être très précis, en cette chose qu’on appelle chez nous « la démocratisation culturelle ... »

C’est l’idée qu’en balançant du fumier culturel sur la tête des pauvres, ça va les faire pousser et qu’ils vont rattraper les riches !
Qu’on va les « cultiver » en somme. Voilà, c’est à ça que j’ai arrêté de croire.
Je faisais ça dans les banlieues, c’est là qu’ils sont souvent, les pauvres. Et donc, je leur balançais des charrettes d’engrais culturel, essentiellement sous forme d’art contemporain et de « création ». Il y a beaucoup de fumier dans l’art contemporain.
De la danse contemporaine, du théâtre contemporain, de la musique contemporaine ... pour les faire pousser.

On parle aussi de réduction des inégalités culturelles ou « d’ascension sociale » par la culture.
Mais j’ai compris bêtement un jour que les riches avaient les moyens de se cultiver toujours plus vite...
C’est là que j’ai arrêté de croire.

Un philosophe aujourd’hui oublié, Herbert Marcuse, nous mettait en garde : nous ne pourrions bientôt plus critiquer efficacement le capitalisme, parce que nous n’aurions bientôt plus de mots pour le désigner négativement. 30 ans plus tard, le capitalisme s’appelle développement, la domination s’appelle partenariat, l’exploitation s’appelle gestion des ressources humaines et l’aliénation s’appelle projet.
Des mots qui ne permettent plus de penser la réalité mais simplement de nous y adapter en l’approuvant à l’infini.
Des « concepts opérationnels » qui nous font désirer le nouvel esprit du capitalisme même quand nous pensons naïvement le combattre ...
Georges Orwell ne s’était pas trompé de date ; nous avons failli avoir en 1984 un « ministère de l’intelligence ».
Assignés à la positivité, désormais, comme le prévoyait Guy Debord : « Tout ce qui est bon apparaît, tout ce qui apparaît est bon ».

Franck Lepage

Projection de la conférence gesticulée de Franck Lepage.
VENDREDI 3 FEVRIER à 20h30
Participation libre
Salle Jean Baptiste Clément, rue Danton, Saint Jean de Braye.

Ateliers de désintoxication du langage

L'atelier de désintoxication de la langue de bois se déroule généralement sur trois heures (une journée c'est mieux).
L'idée est de vérifier collectivement que nous ne sommes pas dupes individuellement. Il en ressort une jubilation et un effet de libération. Nous ne sommes pas dingues quand nous trouvons que de monter des "projets" du matin au soir n'est pas la définition du bonheur.

Encore faut-il se le dire ensemble.

ATELIER DE DESINTOXICATION DE LA LANGUE DE BOIS
SAMEDI 4 FEVRIER de 10h à 12h
Salle Jean Baptiste Clément, rue Danton, Saint Jean de Braye.

mercredi 9 novembre 2011

Soirée débat "Gestion publique/Gestion privée et Citoyenneté"

Soirée débat sur la gestion publique de l'eau, la place des usagers citoyens, le tarif social de l'eau et la protection de la ressource.

Mercredi 23 novembre, 20h30
Salle Jean-Baptiste Clément
Rue Danton, St Jean de Braye

Avec :
  • Gabriel Amard, Président du conseil d'exploitation de la régie publique Eau des lacs de l'Essonne
  • Jean-Luc Touly, Responsable eau de la Fondation France Libertés
  • Les collectifs d'Olivet, de Fleury et Eau Secours 45

mardi 12 juillet 2011

Un an après la fusion,
l’école Gallouédec perd 50% de décharge de direction

Au printemps 2010, les parents d'élèves se sont mobilisés contre la fusion des écoles maternelle et élémentaire Gallouédec. Cette décision émanant de l'inspection académique a été prise avec l'aval de la mairie sans aucune transparence ni concertation préalables comme le prévoyait pourtant la circulaire éducation Nationale (circ. BO N°28 du 10 juillet 2003).
L'école Gallouédec compte maintenant 9 classes pour un seul directeur qui n'a droit qu'à une seule journée de décharge pour assurer tout le travail lié à la direction de l'école.

Pour l'année 2010-2011, l'Inspection Académique a accordé une deuxième journée de décharge pour «faire passer» la fusion et ses inconvénients et pour tenir compte de la charge de travail que représente la direction d'une école qui comporte tous les niveaux, de la petite section de maternelle au CM2.
Nous avions interpellé le maire à ce sujet en lui précisant que cette journée supplémentaire de décharge ne pourrait être pérenne dans le cadre de l'égalité de traitement dans la fonction publique.
Monsieur David Thiberge a écrit en vain en novembre dernier à l'inspection académique pour demander le maintien de cette journée avec comme argument la « jeunesse » du directeur. La jeunesse serait-elle synonyme d’incompétence ? Etonnant de la part d'un élu qui s'est longtemps targué d'être un des plus jeunes élus du département.

Et ce qui devait arriver arriva, l'inspection académique supprime pour la rentrée prochaine la deuxième journée de décharge.

dimanche 29 mai 2011

Des jeunes mineurs isolés jetés à la rue par le Conseil Général

Communiqué du RESF45.

J.. est le 3ème jeune mineur isolé (sans parents) à être jeté à la rue en quelques semaines. Il a 14 ans et demi. Il avait été pris en charge le 14 avril par l’Aide Sociale à l’Enfance et placé avec ses 2 petits frères au Foyer Serenne à Orléans.
L’ASE en a informé le Parquet pour qu’il saisisse le Juge des Tutelles afin que ces enfants puissent bénéficier de toutes les protections auxquelles ils ont droit. Mais le Parquet a décidé de faire pratiquer des tests osseux soi- disant pour connaître l’âge des enfants.

Tout le monde sait et notamment dans le milieu médical que ces tests ne sont pas fiables. Ils ne sont pas faits pour établir un âge mais faits pour établir un diagnostic de croissance. Ils comportent d’importantes marges d’erreurs (notamment entre 16 et 18 ans) et ne peuvent pas donner un âge précis mais une fourchette d’au moins 18 mois.
Peu importe toutes ces connaissances, informations et inadaptation de ces tests… J.. a été déclaré majeur comme M.. avant lui il y a plus d’un mois et un jeune afghan il y a 15 jours.

Le Conseil Général a donc décidé de le mettre à la rue en ordonnant sa sortie du Foyer.
Aujourd’hui ce jeune enfant, mineur et isolé, se retrouve sans aucune protection. Il a été séparé de ses 2 petits frères âgés de 6 et 7 ans. Il est sans argent et sans même un téléphone. Il doit se débrouiller pour tout sans même parler le français. Il devait entrer à l’école mais, dans la foulée du Conseil Général, l’Inspection Académique a décidé qu’au vu de sa situation cela lui serait aussi refusé.

Il faut que cette situation et que ce qui semble être une nouvelle orientation politique du Conseil Général cessent immédiatement.
Il faut que cesse cette pratique des tests osseux par le Parquet.
Il faut que le Conseil Général assure sa mission de protection des jeunes enfants mineurs isolés.
Il faut que l'inspection académique scolarise ce jeune le plus rapidement possible, ce qui est une obligation pour les jeunes de moins de 16 ans.

C’est ce que nous rappellerons à tous dans les jours qui viennent jusqu’à ce que cesse cette situation scandaleuse.